• Ode ascensionnelle

     

    L'âme se tait recouverte du silence de ses plaies
    Lumière à vif de ce corps transitoire venu ici pour croire quelques décennies encore
    Les herbes folles gisent sous ses pas nonchalante
    s'abreuvant de l'écume de ses yeux
    Il se peut
    Il se doit
    que nous puissions exister un jour
    fracassant l'amour sur le rocher de nos coeurs.

    La fossilisation oblige, la porte s'ouvre et se ferme, indubitablement laissée au vent de la raison
    Blessée, perdue, l'espèrance reste pourtant le sang qui coule dans mes veines
    L'oeil ouvert, béat et penché vers les clartés de mon étoile, je témoigne l'amertume de mon innocence pendant que d'autres se rient de moi.
    mais qu'importe...
    Loin si loin des joies qui quittent leurs coeurs trop endoloris pour en avoir le courage...
    il me faut laisser couler les rivières de mon coeur sur le chemin asséché, il me faut marcher encore, pieds nus sur le sol gelé pour mieux le réchauffer, planter les fleurs sur le chemin de mes rêves.
    Ma courbe ascensionnelle au coeur de la terre, reste une boucle infinie où s'emmêle tout cet amour qu'il nous est donné d'apprendre et de comprendre, une lumière indéfinissable sur les parchemins de la vie, comme une ode nouvelle sur la terre.