Je vais
parmi les autres avançant au milieu des ombres
que font leurs pensées de passants
transition d'abandon de leurs rêves jetés tout simplement au vent
Je vais
parmi ces rêves à contre courant
exibant,
insufflant quelques portées légères vehiculées dans l'onde éphèmère
Je vais
en deça en dedans du profond firmament de ma joie rocailleuse
érigées des murailles protégeant ces âmes fines des tourments
Je vais
et tisse autour de leur yeux des voiles grossiers de couleurs,
leur donnant peut être quelques joies de leurs coeurs
Me faut-il rêver encore que je vais,
comme vont et viennent les étoiles au firmament du ciel
les cheveux défaits d'une comète au vent de mon immensité ?