
Voici que je délaisse mes voeux, mais combien de jours encore pourrais-je survivre loin de ce puissant désir ?
Je ne suis plus moi, je ne suis plus cette autre et pourtant je n'ai jamais été bien plus que moi-même, une lumière dans l'ombre, une ombre dans la lumière, parcourant le néant de son immensité, rejoignant les deux extrémités du cercle.
Comment pourrais-je survivre à l'amputation de cet autre?
Je vois la lumière parcourir le sol encore froid.
Je vois les fleurs me donner les vertus provisoires de mon coeur à demi-fermé.
La survivance qui referme mes plaies.
Je sommeille dans mes silences loin de ses ténèbrités.
Je me gorge aux sources volupté, toujours plus assoifée.